A quatre-vingt ans passés, la passion de Christian de la Sablière est toujours intacte et pas question d’abandonner ses chères fleurs ! Mais depuis 2010 sa fille Virginie est venue le rejoindre sur la propriété pour reprendre le flambeau.
Petite fille… elle trouvait parfois que ce jardin prenait beaucoup de place dans la vie de son père,  mais elle en est aussi passionnée.
Comme tous ses ancêtres, elle est allée voir le monde avant de revenir sur les bords de l’Odet. Et elle a bien préparé son retour.
Elle a repris des études et passer un BTS d’aménagement du paysage à Angers pour pouvoir s’attaquer au développement du parc.
En deux ans, elle a réussi à convaincre tous les septiques qu’elle avait bien sa place ici !
Et si son père redoutait de la voir manier des engins… il vient de lui offrir pour ses trente ans, une tronçonneuse !

Aujourd’hui elle cherche à partager et faire aimer le lieu à un public plus large en ouvrant davantage le parc.
Elle reçoit de nombreux groupes qu’elle guide toute l’année  dans le parc. Ici la floraison est optimum en avril mai, mais dès le mois de mars, les camélias et magnolias commencent à animer le paysage.
Ensuite ce sont les azalées japonaises qui prennent le relais, puis les mollis. Pendant ce temps les rhododendrons se préparent à pavoiser de toutes les couleurs tandis que les glycines, présentes autour de la maison depuis toujours s’en vont désormais à l’assaut de certains arbres.
Jusqu’à la fin juin, le parc est un feu d’artifice de couleurs. Afin de faire la jonction avec les feuillages d’automne, Virginie pense introduire petit à petit d’autres essences qui lui permettraient de prolonger la période d’ouverture du parc.
A l’automne, elle organise quelques rendez-vous autour des arbres. Une serre de 400m2  permet aux visiteurs de découvrir leurs coups de coeur, des plants de collections et de développer les rencontres autour d’ateliers botaniques avec les amateurs de plants.
Et pour faire vivre les variétés créées sur la propriété, toute une gamme d’azalées mollis est en train de voir le jour.D’ici peu les jardiniers devraient pouvoir planter dans leurs jardins les azalées nées ici…
et avec encore un peu plus de patience les fameux rhododendrons tétraploïdes, aux fleurs énormes, que Christian de la Sablière a réussi à obtenir au terme de multiples hybridations.

La magie de Boutiguery va pouvoir essaimer et s’exporter de par le monde.
Encore une histoire de voyage !

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